Surventilation nocturne / free-cooling
Ce que ça fait
Fait circuler de l'air extérieur plus frais dans le bâtiment, principalement la nuit, pour décharger l'inertie accumulée dans la journée. Exploite deux phénomènes : la pression du vent et le tirage thermique.
Ordres de grandeur
- Débit nécessaire : 5 vol/h minimum, jusqu'à 10 vol/h pour être pleinement efficace — contre 0,25 à 1 vol/h en ventilation hygiénique.
- Coût : nul en manuel (hors sécurisation et protection des ouvrants) ; modeste en automatisé si une GTB existe déjà.
- Cas cité : médiathèque James Baldwin, 0 heure au-delà des seuils de confort adaptatif en combinant conception bioclimatique et surventilation naturelle.
Source : Adaptaville, fiche free-cooling.
Conditions d'efficacité
- Température extérieure inférieure à la température intérieure.
- Inertie du bâtiment pour stocker et restituer la fraîcheur : sans masse thermique, le gain est perdu au matin.
- Ventilation traversante nettement supérieure à la ventilation sur une seule façade.
- Automatisation, ou protocole d'ouverture tenu par une personne.
Limites
| Contrainte | Effet |
|---|---|
| Bruit | Nuisance urbaine nocturne, impose menuiseries ou entrées d'air acoustiques |
| Sécurité | Ouvrants accessibles : intrusion, chute — grilles ou ouvrants oscillants |
| Pollution | Ventiler hors des périodes de trafic |
| Humidité | Sans inertie, le gain est nul |
| Coordination | En manuel, exige formation et protocole du personnel |
Lecture
C'est la solution la moins chère et la plus souvent bloquée — presque toujours pour une raison qui n'est pas thermique (sécurité des ouvrants dans les écoles, notamment). Le traiter en amont conditionne tout le reste. appréciation
Mise à jour : 2026-08-28