Exploitant et gestionnaire
Ce qui se règle sans travaux, et qui compte pour la trajectoire réglementaire.
Votre situation
Vous tenez des bâtiments que vous n'avez pas conçus, avec des installations dont le réglage date d'une mise en service ancienne. Le décret tertiaire vous impose une trajectoire de réduction et une déclaration annuelle. Et une part significative des gains disponibles ne demande aucun investissement.
Le fait structurant : la conduite est un poste de résultat, pas un poste de maintenance. Un bâtiment conforme sur le papier et mal conduit dépasse ses objectifs.
Par où commencer
- Le hors-occupation. Aligner les programmations horaires sur l'occupation réelle — nuits, week-ends, vacances. Le geste le plus rentable du secteur, pour un investissement proche de zéro. Encore faut-il connaître l'occupation réelle, donc la mesurer.
- Les réglages fins. Lois d'eau, températures de consigne, équilibrage hydraulique, désembouage. Aucun remplacement d'équipement, gains immédiats.
- Un suivi hebdomadaire lu par quelqu'un. Un tableau de bord que personne n'ouvre ne produit rien. Le coût réel n'est pas l'instrumentation, c'est le temps humain de lecture et de relance.
- Le commissionnement des installations récentes. Vérifier après livraison que l'installation fait ce que l'étude prévoyait. C'est là que se referme l'écart calculé / réel.
Vos échéances
- 2030 — décret tertiaire, −40 % par rapport à l'année de référence. Puis −50 % en 2040 et −60 % en 2050.
- 2030 — décret BACS, GTB obligatoire pour les systèmes CVC de 70 à 290 kW (reporté de 2027). Comptez plus de 18 mois de projet.
- 2025, déjà passée — GTB obligatoire au-delà de 290 kW.
- Chaque année — déclaration OPERAT.
Le point qui décide de tout
Le choix de l'année de référence. Il détermine toute la trajectoire : mal choisi, l'objectif 2030 devient inatteignable — ou trivial. C'est la première chose à instruire, avant tout plan d'action.
Ce qui finance
CEE (sixième période 2026-2030, obligation en hausse de 27,5 %) et contrat de performance énergétique, qui transfère le risque de résultat à l'opérateur et aligne les intérêts.
Les pièges
- Les réglages se dégradent. En un à deux ans sans reprise, les gains disparaissent. C'est un entretien, pas un acquis.
- Les marchés courts. Un marché d'exploitation de trois ans fragmente la continuité de conduite que la trajectoire suppose.
- L'accès verrouillé aux régulations. Sans accès, aucun gain de conduite n'est possible : c'est une clause de contrat, pas un détail technique.
- Les modulations d'objectif. Elles existent (contraintes techniques, patrimoniales, coût disproportionné) mais se justifient et se documentent — pas au dernier moment.
Vos thèmes
Décret tertiaire et pilotage réglementé
Obligation datée et déclarative
échéance 2030 · 2040 · 2050Sobriété et conduite des installations
Facture, et objectifs du décret tertiaire
aucune échéanceLa preuve : mesurer et restituer
Écart entre performance calculée et performance réelle
aucune échéanceMise à jour : 2026-08-28